Expédition à Stonehenge, Wincanton / Ankh Morpork, Camelot & Glastonbury
La Panda de bon matin
Réveil difficile à 3h10, petit déj rapide et on se prépare avant que Flo appelle vers 4h20: ils nous attendent en bas. Le temps de finir de préparer les affaires et on s’entasse dans la Panda, direction Calais pendant que le jour peine à se lever. Arrivés à Coquelles sans avoir vu beaucoup de monde sur la route, on passe à la borne d’enregistrement, et comme on est en avance et qu’on ne peut pas dire qu’il y ait foule, on peut prendre le train plus tôt que prévu.
Un gendarme - ou quelque chose du genre - a fait le tour de la fenêtre d’Alex avec un bâton pour voir si on avait pas d’explosif, apparemment c’est bon, on en avait pas… et hop, douane anglaise. On donne nos cartes d’identité à la très aimable employée qui nous appelle sèchement chacun notre tour… arrivé au mien elle a regardé par deux fois la carte puis moi d’un œil suspicieux avant de nous laisser passer…
On se gare dans la navette et on sort se dégourdir les jambes le temps de la traversée. 35 minutes après… il va falloir conduire à gauche…
Welcome in England… it’s raining !
Le jour s’est levé et Alex prend l’autoroute en luttant contre les habitudes et les réflexes des gens normaux qui conduisent du bon côté de la route. C’est très déstabilisant. Les aires d’autoroutes sont rares, mais quand il y en a… ce sont des vrais petits centres commerciaux. On s’y arrête et Lilou, Flo et Alex prennent une boisson de petit déj…taille XXL pour nous français habitués aux doses de radins. Le temps qu’Alex se repose un peu et on reprend la route direction Londres, qu’on va contourner pour prendre la direction de Stonehenge. Le temps se couvre pas mal, et il finit par pleuvoir pour de bon. On est en Angleterre après tout…

Stonehenge...avant que les nuages nous rattrappent
A l’arrière on somnole plus ou moins, et on se réveille un peu avant de voir un immense cercle de pierre au milieu d’une colline en face. On est arrivés à Stonehenge avant la pluie. On se gare et on paye nos places pour aller sur le site. C’est impressionnant, nous sommes tout petits à côtés de ces monuments erigés il y a plus de 3000 ans. Le seul regret viens du côté - inévitable - touristique de la chose: un chemin balisé qui nous fait passer à plus de 40 mètres des monolithes, les groupes de touristes japonais qui se prennent en photo devant en faisant un “V” avec les doigts et qui font demi tour 2 minutes après…bref.

Stonehenge avant qu'on reparte...
On a aussi pu voir que le site était étroitement surveillé par des nuées de corbeaux - pas mal pour l’ambiance - et 3 moutons au galop qui s’approchent de quiconque avance un peu trop près de la limite des rembardes.
J’ai pu faire pas mal de photos, au début sous un soleil timide, et vers la fin avec un arrière plan noir de nuages… On est repartis sous la pluie.
Le Consulat d’Ankh-Morpork
Sur la route, on joue à “Qui veut gagner des millions” sur la DS de Flo pendant qu’on se dirige vers le Somerset. Une petite heure après être partis de Stonehenge, on arrive à Wincanton, on a à peine le temps de remarquer le panneau à l’entrée de la ville qui indique que Wincanton est effectivement jumelée avec Ankh-Morpork. On se gare derrière l’Eglise st Peter & St Paul et on décide de découvrir le village à pied. On passe par l’enceinte de l’Eglise, avec son cimetière qui serait lugubre un soir sous la pluie: pas d’allées rectilignes comme chez nous, des tombes constellées de mousse éparpillées un peu partout dans l’herbe, des croix de guingois…

The Cunning Artificer
On avance le long de la rue principale et on finit par tomber sur “The Cunning Artificer” qui est aussi le consulat officiel d’Ankh Morpork au Royaume Uni. On entre.
Et là c’est l’émerveillement. Une dame Anglaise d’un certain âge nous accueille avec un “Oh…you read the books then ?”. On répond comme on peut, elle tente de faire la conversation mais notre anglais étant ce qu’il est, elle nous laisse découvrir la boutique. Partout ça fourmille de petits objets en métal, en bois, en résine, il y a des timbres un peu partout, beaucoup de livres bien sur, une peluche géante d’un fameux bibliothécaire orang-outan, des sculptures magnifiques (mais très chères hélas) et un chat apparemment très fier de son domaine.

Dundee
On sent que tout ceci est fait par et pour des passionnés, à l’ancienne et à l’anglaise, d’une façon quasi-familiale: on est loin du merchandising tel qu’on le connait. Difficile de faire un choix de souvenirs dans tout ceci, on repart avec un livre de recettes de Nounou Ogg (avec notamment la fameuse recette du “pain et de l’eau”) et une pièce géante de la banque d’Ankh-Morpork.
Isobel - la tenancière - nous emballe nos achats avec soin, nous glisse quelques petites cartes à collectionner dans le sac, un peu comme les bons points de l’école primaire. Pendant ce temps, elle nous présente Dundee, le chat, qui n’hésite pas à faire ses griffes sur le comptoir pendant qu’on paie.
Avant de partir, Flo remarque un article de journal punaisé à côté du comptoir à propos de l’inauguration de nouvelles rues dans la ville qui portent les noms de celles d’Ankh-Morpork. Il demande à Isobel comment nous y rendre, elle nous indique ou c’est - mais on a pas tout bien interprété… - et nous prévient qu’il n’y a que les rues, tout est en travaux puisqu’ils construisent un nouveau lotissement, et qu’il nous faudrait revenir d’ici un an pour voir tout terminé.
Nous prenons congés et on tente d’y aller a pied. Bon le premier essai n’était pas le bon, mais on a vu les hauteurs de Wincanton qui est décidément un village magnifique avec des p… de maisons.
On finit par retourner à la voiture pour tenter de trouver ces rues. On tourne en long et en large dans Wincanton sans trouver, on fait une pause sur un parking pour grignoter et faire quelques courses dans le petit supermarché à côté.
On reprend la route, Alex fait méthodiquement chaque rue et on finit par arriver dans des quartiers qui semblent plus récents, et une rue qui se termine avec des travaux, inaccessible. On ne déduit que ça doit être là.

Environs de South Cadbury
“Ah Ah ah. Je vous ai bien niqués” Le Roi Arthur
Alex reprend la route jusque Yeovil, censée être proche du château de Cadbury, mais on se rend compte arrivés là bas qu’il faut retourner en arrière. Leslie propose de remplacer Alex au volant, Flo paramètre le GPS et on repart… Lilou ne connaissant pas la Panda, le moment était peut être mal choisi pour commencer à l’apprivoiser: la sortie du parking consiste en un démarrage en côte dans un virage pour arriver sur une voie assez rapide… Lilou a donc calé en plein milieu, le temps de se retrouver nez à nez avec un taxi…
On continue la route, le GPS nous fait passer par de superbes routes de campagne, avec des talus d’un mètre de haut sur les côtés, qui serpentent au milieu des champs et des sous bois. C’est vraiment très beau. Mais étroit.
Et les anglais ont la particularité de ne pas avoir de petites voitures: ils ne prennent que des 4×4 ou des grosses berlines. Et quand on se croise, c’est assez terrifiant, surtout dans une montée. Et même dans une descente d’ailleurs. Flo et moi à l’arrière n’en menions pas large. Mais Lilou a assuré puisqu’on est toujours en vie.

Camelot ?
Arrivés à destination on se gare sur un petit parking entre les 3 maisons qui composent le hameau et on suit le chemin indiqué “Pedestrian Access to the Castle”. Le château de Cadbury est supposé être l’une des location possible du fameux Camelot. On suit donc le sentier qui est un petit chemin de randonnée, et qui ne tarde pas à nous offrir une belle montée. On arrive sur un plateau de verdure, mais pas de trace de château… Alex va voir jusqu’à l’horizon, moi d’un autre côté : rien. On rejoint Alex d’ou on a une vue magnifique sur la région. Mais pas de château. Leslie et Flo se laissent rouler en bas d’une pente et on repart en longeant le terre plein sur le côté de la plaine - celle ci ayant été investies par les vaches. En redescendant de le sentier on regarde partout…mais non, il n’y a vraiment pas de château.
Un petit panneau, qu’on avait vu en montant mais qui prend tout son sens en redescendant : “Still Looking For The Castle ?” avec un message pour aller à un restaurant “The Camelot”. Arrivés en bas du chemin, on remarque, perdu dans les feuilles de la haie, un panneau expliquant le site: en effet la plaine d’ou nous venions a bien vu un château à l’époque celte / romaine, des écrits du XVI eme siècle parle d’une ancienne forteresse d’Arthur, des vestiges y ont été retrouvés dans les années 50 et le terre plein que nous avions vu devait être le socle d’anciens remparts. Mais toujours est-il qu’il ne reste plus rien…

Panorama depuis l'enplacement d'un château qui a pu être Camelot...
La Mystérieuse Glastonbury.

The George & Pilgrim's Hotel
On reprend la route direction Glastonbury en espérant y trouver un hôtel ou un Bed & Breakfast. En traversant la petite ville, on remarque plusieurs boutiques de magie ou d’ésotérisme, des gens habillés en tenues moyenâgeuses, un hôtel qui semble avoir été préservés depuis 500 ans… une atmosphère particulière règne ici. Cette ville est le berceau des légendes Arthurienes, les environs étant sous les eaux il y a plus de 1000 ans, la colline imposante ou siège la Tor était assimilée à l’île d’Avalon, une église fondée par Joseph d’Arimathie etc. De plus, pour ajouter à l’ambiance mystérieuse, l’abbaye du coin a été dissoute aux XVI ème siècle et l’abbé du coin pendu en haut de la Tor sur ordre du roi de l’époque. Sympa non ?

Man, Myth & Magic
…On remonte la rue principale et on tente le coup au premier Bed & Breakfast qu’on voit. On sonne à une cloche et un homme vient ouvrir le haut de la porte de la cuisine, Flo lui dit qu’on cherche deux chambres, il va voir, revient, repart encore pour finalement nous dire que c’est bon. Il nous donne les clef, on le paiera quand on aura retiré du liquide. Il nous montre nos chambres: celle de Lilou et moi est immense, avec un lit double plus un lit d’appoint, un frigo, une TV, une salle de bain. Tout est nickel. On ne regrette pas nos 60£. Flo et Alex ont une chambre avec deux lits et la clef de la salle de bain du palier, avec baignoire en prime.

La chambre du Bed & Breakfast
On repart retirer du liquide à un distributeur et on récupère la voiture pour une expédition McDo en dehors de la ville. Lilou conduit, les ronds points anglais sont une véritable abbérration, mais on survit. On revient dans Glastonbury et on cherche un parking pour la nuit, on en trouve un à 200 mètre de notre bed & breakfast. On aperçoit notre logeur au loin, on tente de le rattraper mais il tourne une rue trop tôt…

Non, c'est pas le soleil, c'est bien la lune...
Un homme se demandait ce qu’on cherchait, et nous indique que ce soir, si ça nous intéresse, il y a les festivités de la pleine lune, celle de mai étant particulière. Ca se passe à la Tor, la tour sur la colline assez raide attenante à la ville. Tentés par ce qu’il nous propose, on repousse à un peu plus loin la douche et le lit tant désirés et on repart direction la Tor. C’est le crépuscule, il n’y a pas grand monde. On suit le chemin - ballade superbe au demeurant - deux femmes nous devancent d’une centaine de mètres. Au bout d’un moment l’une d’elles redescend, Flo lui demande si elle sait ou se passent les festivités… mais elle n’en savait rien elle n’était pas du coin. Elle nous indique que sa copine, elle, serait peut être au courant… on reprend la montée, la copine en question, qui s’était arrêtée, reprend la marche aussi… et elle s’arrête quand je change d’objectif pour prendre des photos, et se remet en marche aussitôt qu’on repart… on ne l’a jamais rattrapée…
La nuit tombe, on traverse un chemin dans un sous bois, niveau “ambiance film d’horreur”, c’est réussi. On commence à cogiter: les touristes français seuls dans une ville étrangère, un mystérieux inconnu qui nous invite à une fête étrange a l’extérieur de la ville, la nuit tombante, la femme qui semble nous surveiller mais qu’on ne rattrape pas…
On traverse une prairie qui arrive sur une route: enfin quelqu’un ! il y a une voiture blanche garée sur le côté… en arrivant à son niveau, un homme joufflu, la soixantaine, se tourne vers nous brusquement… à l’arrière de sa voiture, un berger allemand et une tenue étrange qui ressemble à une toge… on presse le pas. On attaque la colline proprement dite. Le vent froid souffle fort ici, on n’est pas protégés. On monte, toujours seuls. Il fait de plus en plus sombre. On croise deux personnes qui descendent. Pour maintenant, autant aller jusqu’en haut.

La Tor de Glastonbury
Nous y sommes enfins. La vue est impressionnante - breathtaking comme disent les anglais - aussi bien le panoramique que cette tour dressée au sommet. Dans la tour, quatre personne parlent en se tenant les mains. Bon. Pourquoi pas. Je tente quelques photos des environs, peine perdue. Je me rend compte que les gens dans la tour répètent tout le temps la même chose et je n’y comprend pas un mot, ça ne doit pas être de l’anglais…
On ne s’éternise pas et on redescend, il fait quasiment noir maintenant. après avoir faire une vingtaine de mètres, on entend les gens de la tour élever la voix et dire “ia ! ia !” et à crier… Vu le nombre impressionnant de bouses de vaches au sommet de cette colline pourtant abrupte, on en déduit que comme ils n’arrivent pas à invoquer Cthulhu, ils invoquent des vaches…
On refait le chemin inverse, le vieux dans sa voiture est toujours là, et toujours aussi flippant. On a peur de l’entendre démarrer et de nous foncer dessus après qu’on l’ait doublé. On retraverse le sous bois à la file indienne en se tenant la main, Flo ouvrant la marche. Comme dans tout bon film d’horreur, on n’a pas de lampe de poche…
On arrive enfin en bas du chemin ou deux filles (Est-ce elles qui ont crié “They Are Coming” un peu avant que nous soyons en bas ?) nous saluent d’un “Good evening”. On aura pas vu de festivités au sens ou on l’entendait, mais c’etait tout de même un bon moment… et on a peut être échappé au sacrifice de touristes…
Petit déj à l’anglaise et ballade dans Glastonbury.
Après une nuit de repos, on se lève à 7 h (heure anglaise) - sauf Flo qui a fait un tour dans la ville - et on descend pour le petit déjeuner. Notre logeur nous demande si on veut un petit déjeuner traditionnel, et on accepte. Il nous apporte du thé, diverses confitures, des toasts, des jus de fruits, et après, une assiette avec haricots à la sauce sucrée, bacon, pain frit et œuf poché. Le pire c’est que c’était pas mauvais, mais ça ouvre l’appétit.
Dans la foulée on fait le “check-out” avec notre logeur… ce qui consiste à lui rendre la clef, il ne vérifie pas l’état de la chambre. On prend congés et nous voilà de nouveau à arpenter les rues peu animées à cette heure là. Les boutiques ne sont pas encore ouvertes, et on décide d’aller visiter le site de l’abbaye.

L'abbaye de Glastonbury
C’est assez immense, des vestiges de chapelles subsistent, des tracés nous montrent à quel point ce devait être grandiose auparavant. On voit l’emplacement de la tombe supposée du roi Arthur, là ou les moines ont découvert une dalle avec une croix en plomb portant l’inscription “hic jacet sepultus inclitus rex arturius in insula avalonia” (”Ci-gît le renommé roi Arthur dans l’île d’Avalon”) et dessous un cercueil renfermant le squelette d’un homme de 2,40m en 1191. La pancarte en lieu et place de ce cercueil est un peu décevante par rapport à l’histoire.

"J'ai fait quelques desserts..."
On visite les anciennes cuisines, où la reconstitution est vraiment excellente: des plats de l’époque sont exposés, ca sent bon, il y a des épices partout… un beau travail de reconstitution. Le sentier nous emmène dans les jardins, où, derrière des champs de pommiers, on trouve des carrés de plantes diverses et variées, utilisées à l’époque aussi bien en cuisine que pour se soigner.
On parcours l’immense parc aux arbres majestueux, Flo, Alex et Lilou se retrouvent aux prises avec un jar (qu’on croirait croisé avec un bélier vu son attitude) qui bloquait tout simplement le passage du pont de l’étang.
Après pas mal de photos on ressort dans la ville, maintenant que les magasins sont ouverts, on compte bien voir ce qu’il y a dans ces enseignes comme “Man, Myth And Magic” ou “Witchcraft Ltd”.
Sur une place un groupe joue de la musique… une violoniste, un guitariste / harmoniciste et un bassiste avec une basse tunée pour ressembler à une contrebasse. Ils jouent amplifiés, si bien qu’on oublie les bruits de voitures qui passent, et leur musique s’entend jusque dans les magasins.
Alex a acheté des autocollants pour voiture qui vont faire fureur sur la panda, Flo des “scones” pas mauvais du tout, Lilou n’a pas trouvé de beaux vêtements qui soient à sa taille et pas hors de prix, et moi j’ai rien trouvé d’intéressant.

Glastonbury
Mais le temps passe et vu la route qui nous attends pour retourner en France, on doit quitter Glastonbury, direction : Burnham-On-Sea, histoire de voir la mer, mais de l’autre côté que celui qu’on connait.
Une petite demi-heure de route où Alex s’en donne à cœur joie dans les virages et les bosses et on arrive sur Burnham-on-Sea, une petite ville côtière. La plage est assez triste, sans doute à cause de l’esplanade tout en vieux béton marron… et aussi parce qu’il n’y a pas la mer… c’est marée basse et apparemment l’eau se retire complètement du détroit.

Burnham-on-Sea
On marche un peu sur la plage, Alex manque d’y rester en voulant voir si les sables mouvants sont vraiment des sables mouvants, et on teste la spécialité locale dans un fish’n chips.
L’organisation n’est pas leur fort - ni le chicken burger (deux tranches de pain et un blanc de poulet pané graisseux) - et on part manger sur la plage. Leslie donne une frite à une mouette, qui semble aimer ça… et qui ne tarde pas à ameuter les autres mouettes du coin. On se retrouve avec une vingtaine de mouettes qui se battent pour nos frites et nous tournent autour. Et qui continuent de nous suivre quand on s’éloigne dans la ville.
On fait une rue commerçante, il y a pas mal de monde, c’est un samedi après midi. Leslie flashe sur une robe de soirée en vitrine d’un magasin d’occasions à but caritatif… c’était écrit “£2.75″ mais ça n’avait vraiment pas l’air cher pour ce que c’était. Elle entre, essaye, c’est bien 2.75 £… on achète ! Flo en profite pour acheter un Winnie en peluche et des vêtements de bébé, et on reprend la voiture.
On fait une halte dans un Tesco - où ils ne vendent pas que de l’alcool, comme en France - on fait nos derniers achats et cette fois on part pour de bon, direction Folkestone.

Alex laissera le volant à Leslie au niveau de Londres pour dormir un peu à l’arrière de la Panda. On s’arrête sur une aire d’autoroute où Leslie achète 5 kitkat au beurre de cacahuète, le cassier fait une drôle de tête.
Mais comme on a un peu trop traîné au Tesco, on a loupé l’embarquement de notre navette, mais on peut prendre la suivante sans problèmes, on patiente juste dans les magasins déserts du terminal.
On est arrivés sur Lille vers 23 h, heure française… crevés, mais contents de notre séjour, et avec une idée en tête : on remettra ça !


















































































































































” Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses ou comment j’ai cru devenir libraire ” est une BD de Leslie Plée, une ex libraire dans ce qu’on appelle une grande surface culturelle… Et Leslie, comme beaucoup de monde, à un blog. Mais Leslie, comme déjà beaucoup moins de monde, sait dessiner, et a LE truc qui fait que ses planches sont drôles.






